Le RESVERATROL
Ces dernières années, de nombreux travaux ont été effectués sur le resvératrol.
Ainsi, on a découvert que ce polyphénol bloque la prolifération de cellules cancéreuses, et que chez la souris, il restaure la sensibilité à l'action de l'insuline. Plus récemment, on a montré qu'en diminuant les dommages du myocarde et de l'aorte, il s’oppose à la mort des cellules musculaires du cœur et des artères. Le resvératrol agit sur des gènes dont le rôle sur la durée de vie a été mis en évidence. « Comme toutes les espèces, la durée de vie maximale des humains est régulée génétiquement par la restriction du nombre de calories consommées, qui active un gène dit SIRT1 [SIR pour silent information regulator proteins]. Le premier gène ayant un effet sur la longévité a été découvert en 1989, sur un ver baptisé Caenorhabditis elegans. Depuis, une dizaine de gènes contrôlant l’espérance de vie de ce ver ont été identifiés. Ils peuvent jusqu’à quadrupler son espérance de vie. Sur la levure, le resvératrol active un « gène de longévité » qui augmente la durée de vie jusqu’à 80%. Des essais effectués sur une culture de cellules humaines montrent que le resvératrol active les gènes SIRT1 et permet à 30% des cellules humaines irradiées par rayons gamma de survivre, contre 10% pour les cellules non traitées », explique le Dr Thillier.
Ce n’est donc pas sans raison que le Pr Ludovic Drouet, chef du service Hématologie biologique de l’hôpital Lariboisière et président du comité scientifique Vin et Santé de l’Office national interprofessionnel des vins (Onivins), déclare que « le vin comporte un certain nombre de composants qui pourraient avoir des effets bénéfiques sur les problèmes cardiovasculaires et le vieillissement ». Bien entendu, il précise que « la consommation doit rester inférieure à trois verres de vin par jour pour les hommes, en tenant compte des variations individuelles. La toxicité apparaît plus vite chez les femmes. Les populations asiatiques et les patients ayant une pathologie particulière – en particulier hépatique – sont également plus exposés aux effets toxiques ». Pour sa part, la Food and Drug Administration (l’Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) recommande de boire du vin dans le cadre de sa prévention primaire et secondaire contre les maladies thrombotiques cérébrovasculaires ou cardiovasculaires. Or, comme le remarque Claude Fischler, « les Français, buveurs de vin, sont devenus au quotidien des buveurs d’eau et des mangeurs de yaourts. » Il aurait pu ajouter que la France détient le record de consommation de médicaments en tout genre (notamment d’antidépresseurs), alors qu’elle possède de par son sol la possibilité de produire l’un des meilleurs alicaments naturels : le vin !
Comble de l’absurde, alors que la consommation de vin diminue en France, l’industrie paramédicale met sur le marché des gélules contenant du resvératrol ! Biovéa, « la plus grande pharmacie en ligne », propose ainsi pour 20 euros une boîte de 60 comprimés à base de resvératrol. Pourquoi prendre ces gélules ? La réponse de la firme vaut son pesant d’or : « Il n’y a presque plus de resvératrol dans le vin rouge du fait de l’utilisation généralisée des pesticides, alors qu’il y en avait auparavant 8 à 10mg par litre ». Heureusement, Biovéa a « pu localiser une source de resvératrol de qualité pharmaceutique, extrait directement de raison rouge de culture biologique et retenant l’équilibre naturel de tous ses composés actifs », assure sa publicité.
Du bon marketing !
Ainsi, on a découvert que ce polyphénol bloque la prolifération de cellules cancéreuses, et que chez la souris, il restaure la sensibilité à l'action de l'insuline. Plus récemment, on a montré qu'en diminuant les dommages du myocarde et de l'aorte, il s’oppose à la mort des cellules musculaires du cœur et des artères. Le resvératrol agit sur des gènes dont le rôle sur la durée de vie a été mis en évidence. « Comme toutes les espèces, la durée de vie maximale des humains est régulée génétiquement par la restriction du nombre de calories consommées, qui active un gène dit SIRT1 [SIR pour silent information regulator proteins]. Le premier gène ayant un effet sur la longévité a été découvert en 1989, sur un ver baptisé Caenorhabditis elegans. Depuis, une dizaine de gènes contrôlant l’espérance de vie de ce ver ont été identifiés. Ils peuvent jusqu’à quadrupler son espérance de vie. Sur la levure, le resvératrol active un « gène de longévité » qui augmente la durée de vie jusqu’à 80%. Des essais effectués sur une culture de cellules humaines montrent que le resvératrol active les gènes SIRT1 et permet à 30% des cellules humaines irradiées par rayons gamma de survivre, contre 10% pour les cellules non traitées », explique le Dr Thillier.
Ce n’est donc pas sans raison que le Pr Ludovic Drouet, chef du service Hématologie biologique de l’hôpital Lariboisière et président du comité scientifique Vin et Santé de l’Office national interprofessionnel des vins (Onivins), déclare que « le vin comporte un certain nombre de composants qui pourraient avoir des effets bénéfiques sur les problèmes cardiovasculaires et le vieillissement ». Bien entendu, il précise que « la consommation doit rester inférieure à trois verres de vin par jour pour les hommes, en tenant compte des variations individuelles. La toxicité apparaît plus vite chez les femmes. Les populations asiatiques et les patients ayant une pathologie particulière – en particulier hépatique – sont également plus exposés aux effets toxiques ». Pour sa part, la Food and Drug Administration (l’Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) recommande de boire du vin dans le cadre de sa prévention primaire et secondaire contre les maladies thrombotiques cérébrovasculaires ou cardiovasculaires. Or, comme le remarque Claude Fischler, « les Français, buveurs de vin, sont devenus au quotidien des buveurs d’eau et des mangeurs de yaourts. » Il aurait pu ajouter que la France détient le record de consommation de médicaments en tout genre (notamment d’antidépresseurs), alors qu’elle possède de par son sol la possibilité de produire l’un des meilleurs alicaments naturels : le vin !
Comble de l’absurde, alors que la consommation de vin diminue en France, l’industrie paramédicale met sur le marché des gélules contenant du resvératrol ! Biovéa, « la plus grande pharmacie en ligne », propose ainsi pour 20 euros une boîte de 60 comprimés à base de resvératrol. Pourquoi prendre ces gélules ? La réponse de la firme vaut son pesant d’or : « Il n’y a presque plus de resvératrol dans le vin rouge du fait de l’utilisation généralisée des pesticides, alors qu’il y en avait auparavant 8 à 10mg par litre ». Heureusement, Biovéa a « pu localiser une source de resvératrol de qualité pharmaceutique, extrait directement de raison rouge de culture biologique et retenant l’équilibre naturel de tous ses composés actifs », assure sa publicité.
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